Handicap International Canada


Handicap International est une organisation de solidarité internationale indépendante qui intervient dans les situations de pauvreté et d'exclusion, de conflits et de catastrophes.

© V. Drapeau/ Handicap International
© V. Drapeau/ Handicap International
Après avoir réalisé une série de cinq séances de formation dans un premier orphelinat qui accueille des enfants présentant un handicap, nous lançons une version améliorée, avec l’expérience apprise sur le terrain, dans un 2ème orphelinat.
Dans les premiers moments, l’équipe est impressionnée par l’établissement qui est spacieux et qui comporte trois pavillons, une école et une chapelle. Mais rapidement, nous réalisons qu’il n’y a à peu près aucun matériel adapté pour répondre aux besoins d’enfants avec la paralysie cérébrale. Plusieurs enfants passent donc la journée dans leur lit faute de fauteuils roulants, de chaises adaptées et de tout autre équipement. Il y a cinquante enfants en situation de handicap dont plusieurs n’arrivent pas à maintenir la position assise et ont d’importantes contractures (les jambes ne se déplient plus par exemple). Nous prévoyons 10 visites de formation qui incluent des évaluations individuelles de certains enfants pour leur donner de l’équipement ou pour donner des recommandations spécifiques aux aidants.

4votes 19 Septembre 2011 Commentaires {0} | le 19 Septembre 2011
© Handicap International
© Handicap International
Au menu cette semaine, le barbecue fauteuil! Eh oui, l’idée nous est venue du besoin de mettre à l’épreuve deux aides techniques que nous avons fait concevoir pour les bénéficiaires avec une blessure médullaire (paraplégique surtout). En effet, ces bénéficiaires, qui sont dépendants d’un fauteuil roulant pour se déplacer, présentent fréquemment des brûlures au niveau des jambes lorsqu’ils cuisinent. Plusieurs familles utilisent des réchauds à charbon fabriqués avec des tiges métalliques et elles ont peu ont de moyens pour s’offrir d’autres types de cuisinière.


2votes 25 Août 2011 Commentaires {0} | le 25 Août 2011
(c)Handicap International
(c)Handicap International
Cette semaine, je suis allée voir une bénéficiaire avec l’équipe « blessé médullaire » afin de pratiquer les transferts. Elle est paraplégique et utilise un fauteuil roulant pour se déplacer dans les 4 mètres de surface plane autour et dans sa maison. Le reste du terrain est trop rocailleux et encombré pour permettre le passage d’un fauteuil roulant. Elle vit sous une bâche retenue par trois murs avec sa sœur, sa mère et ses enfants. Lorsque je suis arrivée avec mon équipe, j’ai constaté qu’un des murs s’était écroulé depuis la semaine dernière. Heureusement, le mur est tombé alors qu’exceptionnellement, elle était sortie avec sa famille pour une consultation médicale!

C’est la deuxième fois que je lui rends visite. Je constate qu’elle est très déprimée. Il y a toujours une raison pour laquelle elle ne peut pas participer à la thérapie, mais je sens que c’est plutôt son moral qui l’empêche de s’investir. Je ne peux m’empêcher de penser que moi aussi dans sa situation, je serais plutôt déprimée. Elle nous raconte qu’elle a perdu son rôle de chef de famille et qu’elle ne sert plus à rien. Il faut l’encourager beaucoup pour qu’elle accepte de réaliser certains exercices. Nous savons qu’elle peut reprendre certaines activités à la maison, mais l’accès à l’extérieur est pour le moment impossible. L’équipe a la bonne idée de lui montrer une vidéo sur une caméra numérique d’un tétraplégique qui a beaucoup moins de capacité qu’elle, mais qui peut faire énormément de choses de façon autonome. Elle regarde le tout attentivement et fait venir ses enfants pour leur montrer. Une nouvelle lueur apparaît dans ses yeux, celle de l’espoir! Elle accepte non seulement de travailler les transferts par la suite, mais elle demande même aux techniciens de ne pas l’aider pour une partie de la manœuvre afin qu’elle puisse d’abord essayer seule. C’est dans ces moments qu’on réalise la force de l’exemple donné par les pairs.
8votes 2 Août 2011 Commentaires {0} | le 2 Août 2011
© William Daniels/ Handicap International
© William Daniels/ Handicap International
Un orage gronde au-dessus de Port-au-Prince pendant que j’écris ces mots. C’est que, depuis mon arrivée il y a trois semaines, je me demande si nous sommes vraiment dans la saison des pluies puisque pratiquement aucune goutte n’est tombée. Eh bien, ça y est! Espérons que ça fera baisser la température qui est de plus en plus écrasante en après-midi. Même le staff national semble oppressé par cette chaleur qui vient à bout de l’énergie des plus vaillants. Les ventilateurs installés un peu partout sont parfois arrêtés puisqu’ils projettent de l’air trop chaud pour nous rafraîchir et les bouteilles d’eau sont écartées puisqu’elles ne sont plus que bonnes à faire du thé. J’ai peine à imaginer comment font les gens qui vivent dans des tentes entassées les uns sur les autres.

Nous avons débuté cette semaine des groupes de thérapies pour les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral. Le but est d’amener les gens à se regrouper et éventuellement, à s’entraider et à partager les difficultés qu’ils vivent. Nous leur donnons également des conseils pour optimiser leur autonomie dans le quotidien. Pratiquement tous les bénéficiaires qui ont été convoqués ce sont présentés malgré les difficultés de transport et les déplacements qui peuvent être pénibles pour certains.

Après une semaine de préparation et de simulation des groupes, le coup d’envoi du premier groupe a été donné hier. L’animation est entièrement faite par le staff national. Je reste en arrière-plan comme soutien et pour rattraper quelques éléments au besoin. Les bénéficiaires étaient très satisfaits de leur participation au groupe et cette première expérience s’est avérée un succès!

Véronique Drapeau, Port-au-Prince, 19 juillet 2011
5votes 19 Juillet 2011 Commentaires {0} | le 19 Juillet 2011
© L. Radick / Handicap International
© L. Radick / Handicap International
6h00. La lumière rencontre à flot par les fenêtres de ma chambre et le bruit des moteurs des ventilateurs m’invitent à sortir du lit. Un « gecko » est dérangé par mon arrivée dans la salle de bain et se précipite vers le haut du mur. Je rejoins mes 4 colocataires du Togo, du Sénégal, d’Israël et des États-Unis sur le patio à l’extérieur pour le petit déjeuner. Le français et l’anglais se mélangent et génèrent parfois des incompréhensions involontaires qui nous font rigoler.

7h05. Avec d’autres expatriés rattachés au bureau santé qui habitent dans la maison voisine, j’embarque dans une jeep conduite par un chauffeur haïtien de Handicap International. Le véhicule avance à un rythme irrégulier selon la circulation qui s’intensifie par secteur, les trous qui parsèment les routes asphaltées ou en terre battue et les nombreux piétons qui se frayent un passage sur les côtés.
4votes 12 Juillet 2011 Commentaires {0} | le 12 Juillet 2011

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