Handicap International est une organisation de solidarité internationale indépendante qui intervient dans les situations de pauvreté et d'exclusion, de conflits et de catastrophes. |
(c)DR
Depuis plusieurs semaines, les bénéficiaires qui se présentent au centre d’appareillage de Port-au-Prince sont des personnes handicapées dû au séisme, mais nous accueillons aujourd’hui, lors de nos trois consultations hebdomadaire, une population de plus en plus « mixte ». C’est-à-dire que les personnes dites vulnérables, ne sont plus forcément des personnes amputées ou avec des séquelles orthopédiques (la grosse majorité de nos bénéficiaires pendant les quatre premiers mois depuis l’ouverture du centre), mais aussi de nouveaux cas tels que : des enfants souffrant de pathologies congénitales (ex : spina bifida, pieds bots,…), des anciens hémiplégiques (L'hémiplégie est un défaut de commande volontaire complète ou partielle affectant une moitié du corps à la suite d'une lésion des centres moteurs ou du faisceau pyramidal et dont les causes sont diverses : vasculaires, tumorales, infectieuses...), des enfants souffrant de déformations graves (ex : scoliose,…).
Chaque bénéficiaire est pris en charge de manière à pouvoir lui offrir un soin spécifique à son handicap. Pour les uns, une orthèse de marche, pour les autres, une orthèse de positionnement pour le membre supérieur, ou encore un corset. Toute la partie appareillage est réalisée en majorité par les orthoprothésistes, mais aussi par les ergothérapeutes.
Ces « nouvelles » personnes handicapées qui n’ont parfois jamais pu voir un médecin ou qui n’ont jamais eu accès aux soins pour des raisons financières, semblent démunies face au handicap et il a bien souvent un problème de manque d’informations (rajouté aux problèmes physiques) sur les risques d’une pathologie, son évolution et les conséquences sur la vie quotidienne.
C’est pourquoi, il est important que l’équipe travaille non seulement sur l’appareillage (pour corriger une fonction déficiente entre autres), mais aussi sur l’information au bénéficiaire et à son entourage.
Nous essayons d’expliquer l’importance du suivi et de l’évolution de la pathologie, mais aussi de soutenir la personne atteinte ou un membre de sa famille (un père ou une mère) pour améliorer l’acceptation de son handicap.
Vivre en Haïti avec un handicap n’est pas facile pour la simple raison que rien n’est aménagé pour les personnes avec des difficultés de locomotion, et que le handicap est considéré comme une punition divine.
De plus les personnes invalides sont méprisées et rejetées, on les appelle les « KOKOBE » qui veut dire un impotent, un inutile ; ce qui montre bien leur rejet au sein de la société haïtienne.
A l’heure actuelle et au vue du nombre de personnes qui vont garder des séquelles du séisme, sans compter celles qui sont déjà désavantagées, il serait important de faire une campagne d’information pour sensibiliser la population haïtienne sur le handicape pour en plus déculpabiliser toutes ces personnes qui ont déjà suffisamment à lutter contre la maladie et le handicap.
Port-au-Prince, le 29 août 2010, Sophie Lubrano, ergothérapeute pour Handicap International
(C) le blog Le Temps
Sophie Lubrano exprime ici son point de vue et non celui de Handicap International
Ces « nouvelles » personnes handicapées qui n’ont parfois jamais pu voir un médecin ou qui n’ont jamais eu accès aux soins pour des raisons financières, semblent démunies face au handicap et il a bien souvent un problème de manque d’informations (rajouté aux problèmes physiques) sur les risques d’une pathologie, son évolution et les conséquences sur la vie quotidienne.
C’est pourquoi, il est important que l’équipe travaille non seulement sur l’appareillage (pour corriger une fonction déficiente entre autres), mais aussi sur l’information au bénéficiaire et à son entourage.
Nous essayons d’expliquer l’importance du suivi et de l’évolution de la pathologie, mais aussi de soutenir la personne atteinte ou un membre de sa famille (un père ou une mère) pour améliorer l’acceptation de son handicap.
Vivre en Haïti avec un handicap n’est pas facile pour la simple raison que rien n’est aménagé pour les personnes avec des difficultés de locomotion, et que le handicap est considéré comme une punition divine.
De plus les personnes invalides sont méprisées et rejetées, on les appelle les « KOKOBE » qui veut dire un impotent, un inutile ; ce qui montre bien leur rejet au sein de la société haïtienne.
A l’heure actuelle et au vue du nombre de personnes qui vont garder des séquelles du séisme, sans compter celles qui sont déjà désavantagées, il serait important de faire une campagne d’information pour sensibiliser la population haïtienne sur le handicape pour en plus déculpabiliser toutes ces personnes qui ont déjà suffisamment à lutter contre la maladie et le handicap.
Port-au-Prince, le 29 août 2010, Sophie Lubrano, ergothérapeute pour Handicap International
(C) le blog Le Temps
Sophie Lubrano exprime ici son point de vue et non celui de Handicap International
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