Handicap International est une organisation de solidarité internationale indépendante qui intervient dans les situations de pauvreté et d'exclusion, de conflits et de catastrophes. |
Une vingtaine d'expatriés et leurs 130 collègues haïtiens sont désormais engagés dans la réponse de Handicap International à l'urgence en Haïti : soins aux blessés, réadaptation postopératoire, appareillage, distributions d'aide, abris temporaires...
© William Daniels pour Handicap International
Ces actions lancées par Handicap International dès les premiers jours qui ont suivi le séisme du 12 janvier devront s'inscrire sur le long terme, avec une préoccupation constante pour les plus vulnérables, à l'image du projet d'abris temporaires.
Selon l'Équipe Santé de Handicap International en Haïti, plus de 2000 personnes ont été amputées suite au tremblement de terre du 12 janvier. L'association organise actuellement une réponse à long terme pour prendre en charge ces milliers de victimes.
© William Daniels pour Handicap International
Juline a été blessée au moment du séisme, alors qu'elle cherchait son bébé dans sa maison.
L'histoire de Juline, aidée par les équipes de Handicap International, est semblable à beaucoup d'autres : une vie qui a basculé en quelques instants, quand la terre a tremblé, au soir du 12 janvier.
Lorsque Juline a senti la première secousse, elle se trouvait dehors. Son bébé, gardé par une baby-sitter, était resté à la maison. Elle s'est immédiatement précipitée chez elle pour retrouver son enfant.
Malheureusement, sa maison n'était plus qu'un tas de gravats. La baby-sitter était partie en laissant son enfant à l'intérieur. Juline s'est donc mise à le chercher mais en vain. Soudain, un pan de la maison s'est détaché et des morceaux sont tombés sur son pied gauche.
Juline a été rapatriée à l'hôpital Canapé vert dans les faubourgs de Port-au-Prince. Devant l'état des blessures, elle a dû subir une amputation des orteils.
Lorsque Juline a senti la première secousse, elle se trouvait dehors. Son bébé, gardé par une baby-sitter, était resté à la maison. Elle s'est immédiatement précipitée chez elle pour retrouver son enfant.
Malheureusement, sa maison n'était plus qu'un tas de gravats. La baby-sitter était partie en laissant son enfant à l'intérieur. Juline s'est donc mise à le chercher mais en vain. Soudain, un pan de la maison s'est détaché et des morceaux sont tombés sur son pied gauche.
Juline a été rapatriée à l'hôpital Canapé vert dans les faubourgs de Port-au-Prince. Devant l'état des blessures, elle a dû subir une amputation des orteils.
À peine arrivée à Port-au-Prince, Colleen O'Connell, médecin de réadaptation, s'est rendue dans les hôpitaux pour rencontrer les blessés.
« Pliez votre genoux, il faut faire fonctionner vos articulations, c'est très important ». A peine arrivée à Port-au-Prince, Colleen O'Connell médecin canadienne spécialisée dans la réadaptation, a commencé à arpenter les hôpitaux pour y rencontrer les blessés et amputés. Elle fait partie d'une équipe de spécialistes de la réadaptation arrivée cette semaine en provenance du Canada et des États-Unis avec pour mission d'assurer le suivi postopératoire et de mettre en place de dispositif de rééducation d'urgence et de suivi dans les familles.
Handicap International a déjà recensé environ 500 amputations. Dans ce contexte de crise, les équipes chirurgicales voient arriver des victimes avec des blessures très lourdes, des fractures infectées faute d'avoir été traitées rapidement. Ce qui ne laisse d'autre possibilité que l'amputation. « Vous devez faire fonctionner vos articulations, répète inlassablement Colleen O'Connell aux personnes amputées, dans une salle d'hôpital bondée. Pour éviter les contractures, il faut faire ces exercices chaque jour. C'est indispensable pour que l'on puisse ensuite vous mettre une prothèse ».
Et pour que les victimes puissent bénéficier des soins appropriés même après avoir quitté l'hôpital, Handicap International organise des équipes mobiles qui se rendent dans les familles.
Handicap International souhaite proposer les premiers appareillages d'urgence à partir du mois de mars prochain, le temps que les amputations aient cicatrisé, avec l'ambition de produire 300 à 400 prothèses temporaires au cours des six premiers mois. Une action qui s'inscrira ensuite sur plusieurs années, puisque l'appareillage nécessite un suivi continu.
Handicap International a déjà recensé environ 500 amputations. Dans ce contexte de crise, les équipes chirurgicales voient arriver des victimes avec des blessures très lourdes, des fractures infectées faute d'avoir été traitées rapidement. Ce qui ne laisse d'autre possibilité que l'amputation. « Vous devez faire fonctionner vos articulations, répète inlassablement Colleen O'Connell aux personnes amputées, dans une salle d'hôpital bondée. Pour éviter les contractures, il faut faire ces exercices chaque jour. C'est indispensable pour que l'on puisse ensuite vous mettre une prothèse ».
Et pour que les victimes puissent bénéficier des soins appropriés même après avoir quitté l'hôpital, Handicap International organise des équipes mobiles qui se rendent dans les familles.
Handicap International souhaite proposer les premiers appareillages d'urgence à partir du mois de mars prochain, le temps que les amputations aient cicatrisé, avec l'ambition de produire 300 à 400 prothèses temporaires au cours des six premiers mois. Une action qui s'inscrira ensuite sur plusieurs années, puisque l'appareillage nécessite un suivi continu.
Antoine Engrand, chef de mission de Handicap International en Haïti répond aux questions de René Homier-Roy sur Radio Canada dans l’émission « C’est bien meilleur le matin ».
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