« Reprendre la vie là où on l’a laissée »

  • Irak

En février 2017, Hossam et sa famille ont fui les combats à Mossoul et ont trouvé refuge dans le camp de déplacés de Qayyarah. Quelques semaines plus tard, Hossam a été blessé et souffre désormais d’une fracture à la jambe. Hospitalisé à Hamdaniyah, il bénéficie de soins de physiothérapie grâce à Handicap International. 

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Hossam, dans sa chambre d’hôpital à Hamdanyah.

Allongé sur son lit d’hôpital, Hossam semble trouver le temps long. Les cahiers de coloriage et le gros ballon avec lesquels il s’amusait à son arrivée ici, ne l’intéressent désormais plus. Voila bientôt trois mois que le garçon est hospitalisé. De nature curieuse et dynamique, Hossam n’a plus qu’une hâte : pouvoir sortir de sa chambre, aller courir dehors et jouer de nouveau avec ses amis. Mais pour l’instant, un gros plâtre autour de sa jambe droite l’en empêche. Anis, son père, essaie de le raisonner. Il lui demande d’être patient et de s’appliquer à faire ses exerices de réadaptation. C’est à ce moment que Mouna, physiothérapeute de Handicap International (HI), fait son entrée dans la chambre.

La session de physiothérapie commence avec une série d’exercices de renforcement musculaire. Alors que Hossam s’applique à exécuter les mouvements recommandés par Mouna, Anis se remémore l’accident de son fils : « Nous avons fui Mossoul le 26 février dernier car les combats avaient atteint notre quartier et notre maison se trouvait près de la ligne de front. Nous nous sommes déplacés plusieurs fois dans la ville avant de prendre la décision de partir, car la situation était vraiment trop dure… Nous avons trouvé refuge dans le camp de déplacés de Qayyarah, au sud de Mossoul. La vie y était très compliquée aussi, mais au moins nous étions en sécurité là-bas. Un jour, alors que Hossam jouait avec ses amis, un bout de mur lui est tombé dessus et sa jambe a été fracturée. »

Hossam est emmené à l’hôpital de la ville, où il est opéré. Quelques jours plus tard, il y rencontre Khaled, physiothérapeute de Handicap International. Mais à ce moment-là, il est encore trop faible pour commencer les sessions de réadaptation. « On a ensuite transféré mon fils à l’hôpital de Hamdaniyah », explique Anis. « Cet hôpital traite principalement les personnes qui ont besoin de soins post-opératoires importants. C’est ici que mon fils a vraiment commencé les séances de kinésithérapie avec HI. »

Hossam explique à Mouna qu’il fait ses exercices tous les jours. « J’aime bien ça et ça aide à faire passer le temps » dit-il en souriant. Le garçon raconte également qu’il a hâte de retourner à l’école et que c’est l’une des choses qui lui manque le plus de ce qu’il nomme « la vie d’avant ». Alors que la session de physiothérapie s’achève, Mouna interroge Hossam sur ce qu’il aimerait faire plus tard. Le garçon reste silencieux  pendant quelques secondes puis répond avec enthousiasme : « Je crois que je voudrais être ingénieur, comme mon père ! » Anis le regarde tendrement et conclut : « Tout ça est encore loin. Tout ce qu’on veut pour l’instant, c’est pouvoir rentrer chez nous. Je souhaite recommencer à travailler, reconstruire ma maison… Je veux qu’on puisse reprendre la vie là où on l’a laissée. »

Hossam et Anis, dans la chambre d’hôpital à Hamdanyah. © E. Fourt / Handicap International

Publié le 11.07.2017 - 11:34.

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