« En une seconde, la moitié de son corps était en feu »

En avril dernier, Baraa a été victime d’un accident domestique qui a laissé la moitié de son corps grièvement brûlée. Depuis, cet enfant de 9 ans se remet de ses blessures à l’hôpital de Qayyarah, au sud de Mossoul, où un physiothérapeute de Handicap International lui procure des soins de réadaptation. 

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Baraa sur son lit à l’hôpital de Qayyarah.

Au fond de la salle d’hôpital, les cris d’un petit garçon résonnent. Baraa est allongé sur son lit, les médecins viennent de changer ses pansements. L’expression de son visage laisse imaginer la douleur qui l’habite, les bandages qui entourent son corps laissent deviner l’intensité de son accident. « Les grands brûlés sont certainement parmi les patients les plus durs à traiter », explique Khaled, physiothérapeute de Handicap International. « Ils souffrent énormément, dès qu’ils font le moindre mouvement. Il faut également faire très attention au type d’exercices de réadaptation qu’on leur fait faire : un geste très brutal pourrrait rouvrir des plaies en train de cicatriser… » Le professionnel de l’association arrive au niveau du jeune garçon et salue son oncle, Saleh, qui prend soin de lui comme de son propre fils.

Au fond de la salle d’hôpital, les cris d’un petit garçon résonnent. Baraa est allongé sur son lit, les médecins viennent de changer ses pansements. L’expression de son visage laisse imaginer la douleur qui l’habite, les bandages qui entourent son corps laissent deviner l’intensité de son accident. « Les grands brûlés sont certainement parmi les patients les plus durs à traiter », explique Khaled, physiothérapeute de Handicap International. « Ils souffrent énormément, dès qu’ils font le moindre mouvement. Il faut également faire très attention au type d’exercices de réadaptation qu’on leur fait faire : un geste très brutal pourrrait rouvrir des plaies en train de cicatriser… » Le professionnel de l’association arrive au niveau du jeune garçon et salue son oncle, Saleh, qui prend soin de lui comme de son propre fils.

« J’étais présent le jour de l’accident », explique Saleh. « Nous étions à la maison. Le père de Baraa et moi essayions de souder deux tuyaux de métal ensemble. Nous sommes agriculteurs et nous avions besoins de ces tuyaux pour l’irrigation de notre champ. Nous avions aussi acheté une bouteille de gasoile pour le travail, mais celle-ci n’était pas de bonne qualité car nous n’avions pas les moyens d’en acheter une plus chère. Alors que nous commencions à souder les tuyaux, il y a eu une grosse explosion. Baraa se trouvait tout près de nous. D’une seconde à l’autre, la moitié de son corps était en feu, de ses pieds jusqu’aux oreilles. Ses parents étaient complètement traumatisés, alors j’ai pris les choses en main… »

Saleh amène d’abord son neveu chez une infirmière du village, qui panse ses plaies en urgence. Entre temps, une ambulance arrive pour les emmener à l’hôpital le plus proche. « Mais lorsque nous avons atteint le premier checkpoint sur la route, les militaires nous ont dit que nous ne pouvions passer qu’à pieds, pour des raisons de sécurité. Nous avons donc rebroussé chemin, complètement impuissants face à la situation. Un peu plus tard dans la journée, nous avons finalement pu arriver jusqu’à Qayyarah. Et Baraa a été opéré dès le lendemain matin. »

Alors que Khaled fait doucement bouger les doigts de Baraa, son oncle commente : « L’état de mon neveu s’est beaucoup amélioré depuis son arrivée ici. Sa peau se reconstruit peu à peu et il a recommencé à manger. Les visites quotidiennes de Khaled sont précieuses : depuis qu’on le connait, Baraa est de nouveau capable de faire quelques mouvements. Avant qu’il intervienne, c’était inconcevable : il était dans un état de souffrance qui semblait insoutenable. C’était très dur à vivre. Pour lui, mais aussi pour nous. Nous ne savions pas quoi faire pour l’aider. »

Aujourd’hui, la douleur de Baraa est encore perceptible. Le petit garçon grimace au fil des exercices de physiothérapie, qu’il éxécute avec détermination sous les encouragements de son oncle. « S’il continue comme ça, dans deux mois, il sera de nouveau sur pieds », indique Khaled, optimiste. « Mais son oncle doit s’assurer qu’il fait ses exercices quotidiennement, malgré la douleur que cela peut causer. C’est très dur pour Baraa et je le sais, mais c’est extrêmement important s’il veut se remettre de cet accident. » Saleh tient la main de son neveu et conclue : « Je ferai tout pour l’aider et pour qu’il se remette rapidement. C’est ma priorité maintenant. »

Baraa, accompagné de son oncle, exécute ses exercices de réadaptation avec Khaled, à l’hôpital de Qayyarah.

© E. Fourt / Handicap International

Publié le 18.05.2017 - 10:23.

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